ASOCIACIÓN DE ESTUDIANTES Y CREADORES
COLOMBIANOS EN FRANCIA
COLCREA

Neogranadinos en Francia

 

 

 

 

 


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Espacio para artículos de opinión de y sobre "Neogranadinos" en Francia. Por "Neogranadinos" entendemos "Colombianos", del siglo XIX en adelante...

- "Simón Bolívar : L'idéal du héros romantique", Par Alberto Bejarano

- José María Torres Caicedo (Bogotá 1830 - Paris 1889) "Noticia de un colombiano en la corte de Napoleón III, o de como un monaguillo, hecho periodista, salva su vida en un duelo." Por Alberto Bejarano

- Premier approche sur l'Exode en Colombie écrit par un pamphlétaire colombien. Por Alberto Bejarano

- Courte intervention d'un étudiant de la table ronde ou court discours d'un apprenti de philosophe à un " docteur " en philosophie. Por Alberto Bejarano.

- Corta intervención de un estudiante de la mesa redonda o corto discurso de un aprendíz de filosofía para un " doctor " en filosofía." Por Alberto Bejarano


 
 

"Simón Bolívar : L'idéal du héros romantique", par Alberto Bejarano

Les années 1820.

De l'autre côté de l'Atlantique les guerres se poursuivent. Les mouvements d'indépendance de l'Amérique du sud face aux espagnoles ont déjà poussé la métropole à abandonner la Nouvelle Granada (la Colombie de nos jours) en 1819, et bientôt le Venezuela sera aussi libre.

En Europe on ne connaît que le nom de Bolívar. Un génie politique américain, -quand le mot américain voulait dire d'abord tout le continent américain et pas seulement les Etats Unis- qui séjourne à Paris plusieurs fois au début du dix neuvième siècle. Il est témoin du couronnement de Napoléon. Il suit les cours de Humboldt à l'Institut de France.

L'héros romantique.

Bolívar incarne lui-même, à part entière, l'idéal romantique des années 1820. Un Byron sera prêt à partir pour l'Amérique du sud pour rencontrer Bolívar. Le poète attendra seulement l'appel de ce chef en victoire qui traverserait les Andes pendant 20 ans.

Avant de devenir l'homme immortel de l'Amérique du Sud, Bolívar passe sa vie dans les livres(1) et dans la danse. Le jeune Bolívar, né à Caracas en 1783, se marie très tôt et assez rapidement se retrouve veuf. Il jure de ne jamais se remarier, et il tiendra parole. La mort de son épouse sera pour lui la première tragédie de sa vie.

Dire Bolívar c'est dire aussi tragédie. L'héros romantique est avant tout, un personnage tragique. Il est seul face au monde. Les poètes et les romanciers feront de pages immortelles sur lui. L'écrivain espagnol Miguel de Unamuno dira de lui : " Bolívar, sans qui l'humanité demeurerait incomplète ".

Bolívar ne se fait couronner comme Napoléon. Aux peuples qui l'offrent la couronne, il leur donne une constitution. Il garde les souvenirs de son dernier séjour en Europe. Il veut vivre pour la liberté, jamais pour devenir un tyran des peuples. Il a donné la liberté aux jeunes nations latino américains, il ne sera pas un autre pacificateur. Néanmoins, l'anarchie s'étend partout en Amérique de Sud. Le dix neuvième siècle sera le siècle des petits tyrans et des guerres civiles.

Simón Bolívar, au moment de la défaite définitive de l'Espagne (sans compter le Cuba et le Porto Rico), après la gloire des victoires et la création d'un grand pays formé par la Nouvelle Granada, le Venezuela, le Pérou, l'Equateur et la Bolivie, va mourir tout seul, accompagné par un médecin français, et logé par un espagnol, dans une petite ville des caraïbes colombiens.

Les derniers jours de Bolívar ont été décrits par García Márquez dans le roman " Le Général dans son labyrinthe ". Cependant, Bolívar n'était pas simplement un Général. Il était avant tout un penseur et un poète. Je ne partage pas l'avis de García Márquez. A vous de lire ce roman et à moi d'écrire un autre.

(1)La bibliothèque du jeune Bolívar était composée par les œuvres complètes de Calderón de la Barca (la vie en songe), et plusieurs livres de littérature et histoire de l'antiquité. On compte aussi les livres d'un Tacite et d'un Plutarque. Bolívar était aussi lecteur du philosophe Spinoza.

 
 

- JOSE MARIA TORRES CAICEDO.(Bogotá 1830-Paris 1889). Noticia de un colombiano en la corte de Napoleon III, o de como un monaguillo, hecho periodista, salva su vida en un duelo. Por Alberto BEJARANO

Hacia mediados del siglo XIX, mientras un duelo le obliga a dejar Colombia, su llegada a Francia por dicho "accidente" le abre las puertas a las letras y a la fama internacional.
A Torres Caicedo se le debe, entre otras cosas, el haber creado el nombre de "América Latina" para designar a todos los pueblos al sur del Río Bravo.
Desde los 13 años, se le encuentra vinculado al periodismo. A pesar de alejarse de Colombia a la edad de 20 años, mantendra estrechos lazos con diferentes hombres públicos colombianos, -la mayoria conservadores- y escribirá en periódicos colombianos como "El Porvenir". Es redactor del célebre "Correo de Ultramar", una publicación, que se editaba en español, y se difundia en Europa y en América. Ya en Francia, ademas de servir en el servicio diplomático colombiano, trabaja en las legaciones diplomáticas de México, Salvador, Uruguay, y Venezuela. Sin embargo no es su actividad diplomática, que le permite participar asiduamente de los salones imperiales de "Napoleon le petit", como decía Victor Hugo, la faceta más destacada de Torres Caicedo. La crítica literaria es su especialidad.

Es notable la publicación hecha por Torres Caicedo, sobre los principales poetas y literatos hispano-americanos. Colección de tres tomos, conocida como "Ensayos biográficos y de crítica literaria" que ve la luz en Paris en 1863. Por dicha obra se distingue a Torres Caicedo como el mas prolífico de los biógrafos de la América Latina de su tiempo. Dentro de sus constantes preocupaciones esta la idea de la integración latinoamericana. Allí lo encontramos en el año de 1856, enjuiciando al pirata William Walker, quien con el apoyo de los Estados Unidos ataca a Nicaragua. Su idea de la "multi patria latinoamericana" le merece honrosas voces de apoyo de escritores como Alfonso de Lamartine, quien en una carta del 7 de Agosto de 1861, le dice: "...Yo auguro para usted nueva gloria, encanto para sus lectores, utilidad para sus nobles compatriotas del Nuevo Mundo. Usted sabe que yo tengo una predilección marcada por el genio social y poético de sus conciudadanos. Los americanos del norte no han llevado al Nuevo Mundo sino la civilización materialista, fría, como el egoísmo, ávida como el lucro, prosaica como el mercantilismo anglosajón. Ustedes han llevado las virtudes y los gustos elevados de la raza latina" Su principal obra es "Unión latinoamericana"; publicada en Paris en 1865 y reeditada en 1872. Por los mismos años se incorpora con todos los honores a la Academia de Ciencias morales y políticas de Paris.
Si algún colombiano pasea por el cementerio Père Lachaise, quizás debería recordar un instante, que un célebre colombiano reposa al lado de Balzac.

 
 
 

 

 
 
 

"Premier approche sur l'Exode en Colombie écrit par un pamphlétaire colombien".
Par Alberto BEJARANO

" Il est temps que cette catastrophe humanitaire (en Colombie) s'arrête et que chacun puisse, face à ses responsabilités, agir. " Dominique de Villepin, Ministre des Affaires Etrangers, 1 mars 2004.

J'ai essayé toujours d'écrire sur les personnages célèbres de la Cité, plus ou moins liés à la littérature. Je serais ravi de le faire une fois de plus mais, le présent s'échappe entre les mains, et, malgré le Monde, je suis né à la Nouvelle Grenade. Je suis donc Un colombien. Qu'est-ce qu'être Un colombien ? Borges disait : " un acte de foi ".

Lors de la dernière réunion du conseil de rédaction de DROIT DE CITE, j'avais proposé d'écrire sur Ingrid Betancourt. Néanmoins, après une longue réflexion, j'ai commencé à envisager l'impossibilité de le faire sans expliquer au public le contexte politique de la Colombie. Mon but est de vous rapprocher à ce contexte. Je ne dirai pas que je suis " impartial ". Je suis un pamphlétaire. A dieU ne plaise qu'on le juge.

Il faut d'abord penser à l'origine du conflit armé colombien, étroitement lié, à la fin des années quarante à une opposition armée entre les partis libéral et conservateur, et, surtout, au problème agraire. Aujourd'hui encore, même si la Colombie est un pays " des villes ", et la plupart de la population n'habite plus dans la campagne, le 1.8% des propriétaires terriennes disposent du 48% des terrains cultivables. Il faut aussi tenir compte de l'influence du trafic de drogues, en croissance depuis les années quatre- vingt. Le 82% de nos paysans sont pauvres, et le 64% des colombiens le sont aussi.

Le 23 février 2002, la candidate présidentielle Ingrid Betancourt a été enlevée [1] par les guérilleros des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie), une guérilla d'origine paysanne qui date des années soixante. Le président Pastrana (favorable aux dialogues avec les Guérillas) a terminé sa période présidentielle le 7 août 200 2. Depuis cette date, la Colombie est gouvernée par Alvaro U. Velez, un ancien libéral, devenu " homme fort " du pays, après une votation extraordinaire dans le premier tour des élections. Grâce à la sympathie " populaire ", le président prétend élargir le pouvoir de l'exécutif et de l'armée. Il veut rester dans le pouvoir. Je ne veux pas vous rappeler ce qui nous est arrivé récemment en Amérique Latine avec les présidents qui ont été réélus. Menen en Argentine et Fujimori au Pérou.

La politique du gouvernement actuel (2002-….) s'appelle " sécurité démocratique ". Elle est un peu différente du même concept utilisé par l'ONU, puisque pour le président il s'agit de renforcer la sécurité et de négliger de plus en plus la démocratie. Même si les chiffres des enlèvements et attaques des guérillas ont diminué pendant le gouvernement U. Velez, les libertés publiques sont de plus en plus menacées. [2]

Le président attend déjà que le congrès colombien approuve la " réélection présidentiel ", qui avait été interdite avec la nouvelle constitution du pays en 1991 ; les amis du président au Congrès essaient aussi d'affirmer le principe " corrompu " de permettre aux parlementaires d'accepter des postes dans le gouvernement ; et encore pire, il a aussi l'intention d'autoriser les militaires à voter.

Ingrid Betancourt a dénoncé la corruption liée aux trafics de drogues. Elle n'est pas la seule. En même temps qu'on exige un accord humanitaire pour la libération de tous les otages, on pense toujours que la seule manière de résoudre le conflit colombien est avec le dialogue. Il ne faut pas croire non plus, que les Guérillas sont encore des héros révolutionnaires. Malheureusement pour nous tous, le trafic de drogues a beaucoup touché les esprits.

Il n'existe pas une Jeanne d'Arc que puisse nous émanciper des injustices sociales. C'est une question collective !

Le 5 et 6 juin 2004, les étudiants colombiens ont fait la II journée culturelle colombienne en France, à la Fondation Deutsch de la Meurthe. Outre les activités culturelles, nous avons fait une Table ronde intitulée : " Exode, migration et déplacement ".

(1) " Vingt et un otages politiques, parmi eux Ingrid Betancourt, plus de cinquante officiers de l'armée colombienne ont été enlevés par les FARC. Certains d'entre eux depuis huit ans. Plus de quatre cents guérrilleros sont en prison ", El Tiempo, 26 de febrero de 2004.
(2) Par exemple, le gouvernement Uribe a violé récement les droits syndicaux des travailleurs de la principale entreprise publique du pays, Ecopetrol.

 
 
 
 

"COURT INTERVENTION D UN ÉTUDIANT DE LA TABLE RONDE
ou court discours d'un apprenti de philosophe à un " docteur " en philosophie."

Monsieur, Pierre Lunel, président de l'Université Paris 8,
Monsieur Patrice Vermeren, professeur à l'Université Paris 8,
Monsieur Cornel West,
Monsieur Antanas Mockus,
Mesdames et messieurs,

1996. Dimanche à Bogotá. Ma mère m'amène à la Mairie du Premier Arrondissement de la ville : La Candelaria. Elle m'amène parce que ce jour là, le Maire de Bogotá, Monsieur Antanas Mockus serait présent dans un acte public. Ma mère connaît depuis longtemps ma décision de faire des études en science politique. Elle pense que Monsieur Mockus veut faire la politique, autrement. Elle ne se trompe pas.

Ce dimanche, le Maire fait un exercice démocratique avec les résidents de cet arrondissement. Chaque citoyen dépose un " vote " pour la politique publique qu'il considère la plus importante. On a juste quelque secondes pour justifier sa réponse. A la fin du " jeu ", les politiques publiques que comptent les plus de votes, seront choisies comme prioritaires pour l'administration.

Moi, ce jour là, étudiant encore du baccalauréat, je donne mon vote pour l'éducation. Je le ferai encore. La Colombie est un pays en guerre, mais les armes ne sont pas la solution. Monsieur Mockus le sait très bien. Il ne pourrait pas être d'accord avec le président actuel du pays. L'appel à l'armée n'est pas la solution à un problème politique. Monsieur Mockus le sait très bien.

Depuis 1996, beaucoup de choses se sont passés dans la vie de cet homme, et dans la mienne. Il a été élu deux fois Maire de Bogotá. Il a sauvé des milliers de vies chez nous, grâce aux programmes de réduction des armes dites " domestiques " ; grâce aux programmes de construction démocratique de la citoyenneté. Je lui suis reconnaissant.

C'est vrai, Il s'est trompé une fois, -avec une bonne foi- en abandonnant la mairie de Bogotá pour tenter sa chance comme candidat présidentiel. Il a essayé de faire une alliance avec des politiciens traditionnels qui ne partageaient avec lui, la politique autrement. Il s'est repenti, il a exprimé ses excuses. Nous l'avons compris, et il a été élu une autre fois comme Maire de Bogotá.

Moi, j'ai continué mes études. J'ai fait cinq ans de science politique à l'Université nationale de Colombie. Après, grâce à une bourse du gouvernement français, et au soutien sincère de Monsieur Patrice Vermeren, j'ai pris finalement le chemin de la philosophie. Je suis entré en philosophie, comme dirait Jacques Rancière, par la voie de la philosophie en déplacement. Si je suis dans cette université c'est parce que je sens le vif du contemporain, parce que j'aime le combat philosophique.

Monsieur, Antanas Mockus, depuis 1996, je ne vous adresse pas la parole. Aujourd'hui je vous parle, au nom des étudiants colombiens en France, ou peut être juste comme le même étudiant de 1996. Nous- vous félicitons pour cette Doctorat honoris causa. Je crois, néanmoins, que votre vie politique commence à peine. Il est temps de résister aux gouvernements " policiers ", comme l'a dit récemment José Saramago. Il est temps de se battre contre les ennemis de la démocratie, mais comme vous le disiez un jour : " no todo vale " (tout n'est pas valable).

Voila ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Je voudrais faire votre éloge en 2010. Ce jour là nous ne serons pas les mêmes, certainement vous auriez continuer à vous battre avec vos idées politiques, et moi, je serai toujours l'étudiant de la table ronde, pour rappeler l'écrivain colombien German Arciniegas.

On ne peut pas être avec Hobbes et avec Spinoza en même temps. La défense de la liberté est notre but.

Spinoza soit avec vous !

p.s Sur votre idée de ce matin, je vous dis OUI sans aucune hésitation.
Alberto Bejarano Paris, juin 2004

 
 
 
 

 

"CORTA INTERVENCIÓN DE UN ESTUDIANTE DE LA MESA REDONDA
o corto discurso de un aprendíz de filosofía para un " doctor " en filosofía."

Señor, Pierre Lunel, presidente de la Universidad Paris 8,
Señor Patrice Vermeren, profesor de la Universidad Paris 8,
Señor Cornel West,
Señor Antanas Mockus,
Señoras y señores,

1996. Domingo en Bogotá. Mi madre me lleva a la alcaldía de la localidad de la Candelaria. Ese día, el alcalde de Bogotá, Antanas Mockus estará presente en un acto público. Mi madre conoce hace mucho tiempo mi decisión de iniciar estudios de ciencia política. Ella piensa que Mockus quiere hacer política, de otra manera. Ella no se equivoca.

Ese domingo, el alcalde lleva a cabo un ejercicio democrático con los habitantes de esa localidad. Cada ciudadano debe depositar un "voto" por la política pública que él considere más importante. Sólo se tienen algunos segundos para justificar una respuesta. Al final del "juego", las políticas públicas que obtienen más votos son elegidas como prioritarias por la administración distrital.

Yo, aquel dia de 1996, era aun estudiante de bachillerato. Mi voto fue por la educación; -hoy seria el mismo-. Colombia es un pais en guerra, pero las armas no son la solución al conflicto armado. Mockus lo sabe bien.

El no podria estar de acuerdo con el actual presidente de Colombia. El recurso al ejercito no es la solución a un problema político. Mockus lo sabe muy bien. Muchas cosas han pasado en la vida de este hombre desde 1996, y en la mia también. El ha sido elegido dos veces alcalde de Bogotá. El ha salvado miles de vida gracias a programas de "desarme" ciudadano; gracias a programas de construcción democrática de la ciudadania. Yo se lo agradesco.

Es cierto, el se equivocó una vez., -con buena fe- abandonando la alcaldía de Bogotá para presentarse como pre- candidato presidencial. El intento una alianza "imposible" con ciertos políticos tradicionales, -en su apellido, o en su forma- que no podían compartir con él, la politica de otra manera. Mockus se arrepintió y presentó sus excusas publicamente. La ciudadania lo perdonó, eligiendolo nuevamente alcalde

Mientras tanto yo continué mis estudios. Adelanté cinco años de ciencia política en la Universidad Nacional. Luego, gracias a una beca del gobierno francés, y al apoyo sincero del profesor Patrice Vermeren, tomé finalmente el camino de la filosofía. Entré en filosofia, como diría Jacques Rancière, por la via de la filosofía en "desplazamiento". Si yo soy estudiante de Paris 8 es porque siento lo vivo de lo contemporaneo, el combate filosófico.

Señor Antanas Mockus, desde 1996 no le dirigo la palabra. Hoy le hablo en nombre de los estudiantes colombianos en Francia o quizás solo en nombre de aquel estudiante de 1996. Le felicitamos por este doctorado honoris causa que no debe significar un punto de llegada sino un punto de (re) partida. Yo estoy convencido que su vida pública apenas comienza. Es tiempo de resistir a los gobiernos "policivos" como lo ha recordado hace pocos dias Jose Saramago. Es tiempo de luchar contra los enemigos de la democracia, pero como usted mismo lo dijo alguna vez: no todo vale.

Esto era todo lo que quería decirle. Yo quisiera hacer su elogio en el año 2010, ese dia nosotros no seremos los mismos, usted habrá continuado su combate filosófico-político, y yo, Yo seguiré siendo el estudiante de la mesa redonda, como diría Germán Arciniegas.

No se puede encontrar a Hobbes y a Spinoza en el mismo laberinto. La defensa de la libertad es nuestro objetivo comun: Spinoza este con nosotros !
In Spinoza we trust !

p.s Sobre su idea de esta mañana yo me adhiero plenamente. [1]
Alberto Bejarano Paris, junio de 2004