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"Simón Bolívar : L'idéal
du héros romantique", par Alberto Bejarano
Les années 1820.
De l'autre côté de l'Atlantique les guerres se poursuivent.
Les mouvements d'indépendance de l'Amérique du sud face aux espagnoles
ont déjà poussé la métropole à abandonner la Nouvelle Granada
(la Colombie de nos jours) en 1819, et bientôt le Venezuela sera
aussi libre.
En Europe on ne connaît que le nom de Bolívar. Un
génie politique américain, -quand le mot américain voulait dire
d'abord tout le continent américain et pas seulement les Etats
Unis- qui séjourne à Paris plusieurs fois au début du dix neuvième
siècle. Il est témoin du couronnement de Napoléon. Il suit les
cours de Humboldt à l'Institut de France.
L'héros romantique.
Bolívar incarne lui-même, à part entière, l'idéal
romantique des années 1820. Un Byron sera prêt à partir pour
l'Amérique du sud pour rencontrer Bolívar. Le poète attendra
seulement l'appel de ce chef en victoire qui traverserait les
Andes pendant 20 ans.
Avant de devenir l'homme immortel de l'Amérique
du Sud, Bolívar passe sa vie dans les livres(1) et dans la danse.
Le jeune Bolívar, né à Caracas en 1783, se marie très tôt et assez
rapidement se retrouve veuf. Il jure de ne jamais se remarier,
et il tiendra parole. La mort de son épouse sera pour lui la première
tragédie de sa vie.
Dire Bolívar c'est dire aussi tragédie. L'héros
romantique est avant tout, un personnage tragique. Il est
seul face au monde. Les poètes et les romanciers feront de pages
immortelles sur lui. L'écrivain espagnol Miguel de Unamuno dira
de lui : " Bolívar, sans qui l'humanité demeurerait incomplète
".
Bolívar ne se fait couronner comme Napoléon.
Aux peuples qui l'offrent la couronne, il leur donne une constitution.
Il garde les souvenirs de son dernier séjour en Europe. Il veut
vivre pour la liberté, jamais pour devenir un tyran des peuples.
Il a donné la liberté aux jeunes nations latino américains, il
ne sera pas un autre pacificateur. Néanmoins, l'anarchie s'étend
partout en Amérique de Sud. Le dix neuvième siècle sera le siècle
des petits tyrans et des guerres civiles.
Simón Bolívar, au moment de la défaite définitive
de l'Espagne (sans compter le Cuba et le Porto Rico), après la
gloire des victoires et la création d'un grand pays formé par
la Nouvelle Granada, le Venezuela, le Pérou, l'Equateur et la
Bolivie, va mourir tout seul, accompagné par un médecin français,
et logé par un espagnol, dans une petite ville des caraïbes colombiens.
Les derniers jours de Bolívar ont été décrits par
García Márquez dans le roman " Le Général dans son labyrinthe
". Cependant, Bolívar n'était pas simplement un Général. Il
était avant tout un penseur et un poète. Je ne partage pas l'avis
de García Márquez. A vous de lire ce roman et à moi d'écrire un
autre.
(1)La bibliothèque du jeune Bolívar
était composée par les œuvres complètes de Calderón de la Barca
(la vie en songe), et plusieurs livres de littérature et histoire
de l'antiquité. On compte aussi les livres d'un Tacite et d'un
Plutarque. Bolívar était aussi lecteur du philosophe Spinoza.

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- JOSE MARIA TORRES CAICEDO.(Bogotá
1830-Paris 1889). Noticia de un colombiano en la corte de
Napoleon III, o de como un monaguillo, hecho periodista, salva su
vida en un duelo. Por Alberto BEJARANO
Hacia mediados del siglo XIX, mientras un duelo le obliga a dejar
Colombia, su llegada a Francia por dicho "accidente" le abre las
puertas a las letras y a la fama internacional.
A Torres Caicedo se le debe, entre otras cosas, el haber creado
el nombre de "América Latina" para designar a todos los pueblos
al sur del Río Bravo.
Desde los 13 años, se le encuentra vinculado al periodismo. A pesar
de alejarse de Colombia a la edad de 20 años, mantendra estrechos
lazos con diferentes hombres públicos colombianos, -la mayoria conservadores-
y escribirá en periódicos colombianos como "El Porvenir". Es redactor
del célebre "Correo de Ultramar", una publicación, que se editaba
en español, y se difundia en Europa y en América. Ya en Francia,
ademas de servir en el servicio diplomático colombiano, trabaja
en las legaciones diplomáticas de México, Salvador, Uruguay, y Venezuela.
Sin embargo no es su actividad diplomática, que le permite participar
asiduamente de los salones imperiales de "Napoleon le petit", como
decía Victor Hugo, la faceta más destacada de Torres Caicedo. La
crítica literaria es su especialidad.
Es notable la publicación hecha por Torres Caicedo,
sobre los principales poetas y literatos hispano-americanos. Colección
de tres tomos, conocida como "Ensayos biográficos y de crítica literaria"
que ve la luz en Paris en 1863. Por dicha obra se distingue a Torres
Caicedo como el mas prolífico de los biógrafos de la América Latina
de su tiempo. Dentro de sus constantes preocupaciones esta la idea
de la integración latinoamericana. Allí lo encontramos en el año
de 1856, enjuiciando al pirata William Walker, quien con el apoyo
de los Estados Unidos ataca a Nicaragua. Su idea de la "multi patria
latinoamericana" le merece honrosas voces de apoyo de escritores
como Alfonso de Lamartine, quien en una carta del 7 de Agosto de
1861, le dice: "...Yo auguro para usted nueva gloria, encanto para
sus lectores, utilidad para sus nobles compatriotas del Nuevo Mundo.
Usted sabe que yo tengo una predilección marcada por el genio social
y poético de sus conciudadanos. Los americanos del norte no han
llevado al Nuevo Mundo sino la civilización materialista, fría,
como el egoísmo, ávida como el lucro, prosaica como el mercantilismo
anglosajón. Ustedes han llevado las virtudes y los gustos elevados
de la raza latina" Su principal obra es "Unión latinoamericana";
publicada en Paris en 1865 y reeditada en 1872. Por los mismos años
se incorpora con todos los honores a la Academia de Ciencias morales
y políticas de Paris.
Si algún colombiano pasea por el cementerio Père Lachaise, quizás
debería recordar un instante, que un célebre colombiano reposa al
lado de Balzac.
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"Premier approche sur l'Exode
en Colombie écrit par un pamphlétaire colombien".
Par Alberto BEJARANO
" Il est temps que cette catastrophe humanitaire (en Colombie)
s'arrête et que chacun puisse, face à ses responsabilités, agir.
" Dominique de Villepin, Ministre des Affaires Etrangers, 1
mars 2004.
J'ai essayé toujours d'écrire sur les personnages
célèbres de la Cité, plus ou moins liés à la littérature. Je serais
ravi de le faire une fois de plus mais, le présent s'échappe entre
les mains, et, malgré le Monde, je suis né à la Nouvelle Grenade.
Je suis donc Un colombien. Qu'est-ce qu'être Un colombien ? Borges
disait : " un acte de foi ".
Lors de la dernière réunion du conseil de rédaction
de DROIT DE CITE, j'avais proposé d'écrire sur Ingrid Betancourt.
Néanmoins, après une longue réflexion, j'ai commencé à envisager
l'impossibilité de le faire sans expliquer au public le contexte
politique de la Colombie. Mon but est de vous rapprocher à ce contexte.
Je ne dirai pas que je suis " impartial ". Je suis un pamphlétaire.
A dieU ne plaise qu'on le juge.
Il faut d'abord penser à l'origine du conflit armé
colombien, étroitement lié, à la fin des années quarante à une opposition
armée entre les partis libéral et conservateur, et, surtout, au
problème agraire. Aujourd'hui encore, même si la Colombie est un
pays " des villes ", et la plupart de la population n'habite plus
dans la campagne, le 1.8% des propriétaires terriennes disposent
du 48% des terrains cultivables. Il faut aussi tenir compte de l'influence
du trafic de drogues, en croissance depuis les années quatre- vingt.
Le 82% de nos paysans sont pauvres, et le 64% des colombiens le
sont aussi.
Le 23 février 2002, la candidate présidentielle
Ingrid Betancourt a été enlevée [1] par les guérilleros des FARC
(Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie), une guérilla d'origine
paysanne qui date des années soixante. Le président Pastrana (favorable
aux dialogues avec les Guérillas) a terminé sa période présidentielle
le 7 août 200 2. Depuis cette date, la Colombie est gouvernée par
Alvaro U. Velez, un ancien libéral, devenu " homme fort "
du pays, après une votation extraordinaire dans le premier tour
des élections. Grâce à la sympathie " populaire ", le président
prétend élargir le pouvoir de l'exécutif et de l'armée. Il veut
rester dans le pouvoir. Je ne veux pas vous rappeler ce qui nous
est arrivé récemment en Amérique Latine avec les présidents qui
ont été réélus. Menen en Argentine et Fujimori au Pérou.
La politique du gouvernement actuel (2002-….) s'appelle
" sécurité démocratique ". Elle est un peu différente du même concept
utilisé par l'ONU, puisque pour le président il s'agit de renforcer
la sécurité et de négliger de plus en plus la démocratie. Même si
les chiffres des enlèvements et attaques des guérillas ont diminué
pendant le gouvernement U. Velez, les libertés publiques
sont de plus en plus menacées. [2]
Le président attend déjà que le congrès colombien
approuve la " réélection présidentiel ", qui avait été interdite
avec la nouvelle constitution du pays en 1991 ; les amis du président
au Congrès essaient aussi d'affirmer le principe " corrompu " de
permettre aux parlementaires d'accepter des postes dans le gouvernement
; et encore pire, il a aussi l'intention d'autoriser les militaires
à voter.
Ingrid Betancourt a dénoncé la corruption liée
aux trafics de drogues. Elle n'est pas la seule. En même temps qu'on
exige un accord humanitaire pour la libération de tous les otages,
on pense toujours que la seule manière de résoudre le conflit colombien
est avec le dialogue. Il ne faut pas croire non plus, que les Guérillas
sont encore des héros révolutionnaires. Malheureusement pour nous
tous, le trafic de drogues a beaucoup touché les esprits.
Il n'existe pas une Jeanne d'Arc que puisse nous
émanciper des injustices sociales. C'est une question collective
!
Le 5 et 6 juin 2004, les étudiants colombiens
ont fait la II journée culturelle colombienne en France, à la Fondation
Deutsch de la Meurthe. Outre les activités culturelles, nous avons
fait une Table ronde intitulée : " Exode, migration et déplacement
".
(1) " Vingt et un otages politiques, parmi eux
Ingrid Betancourt, plus de cinquante officiers de l'armée colombienne
ont été enlevés par les FARC. Certains d'entre eux depuis huit ans.
Plus de quatre cents guérrilleros sont en prison ", El Tiempo, 26
de febrero de 2004.
(2) Par exemple, le gouvernement Uribe a violé récement les droits
syndicaux des travailleurs de la principale entreprise publique
du pays, Ecopetrol.
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"COURT INTERVENTION D UN
ÉTUDIANT DE LA TABLE RONDE
ou court discours d'un apprenti de philosophe à un " docteur " en
philosophie."
Monsieur, Pierre Lunel, président de l'Université Paris 8,
Monsieur Patrice Vermeren, professeur à l'Université Paris 8,
Monsieur Cornel West,
Monsieur Antanas Mockus,
Mesdames et messieurs,
1996. Dimanche à Bogotá. Ma mère m'amène à la Mairie du Premier
Arrondissement de la ville : La Candelaria. Elle m'amène parce que
ce jour là, le Maire de Bogotá, Monsieur Antanas Mockus serait présent
dans un acte public. Ma mère connaît depuis longtemps ma décision
de faire des études en science politique. Elle pense que Monsieur
Mockus veut faire la politique, autrement. Elle ne se trompe pas.
Ce dimanche, le Maire fait un exercice démocratique avec les résidents
de cet arrondissement. Chaque citoyen dépose un " vote " pour la
politique publique qu'il considère la plus importante. On a juste
quelque secondes pour justifier sa réponse. A la fin du " jeu ",
les politiques publiques que comptent les plus de votes, seront
choisies comme prioritaires pour l'administration.
Moi, ce jour là, étudiant encore du baccalauréat, je donne mon
vote pour l'éducation. Je le ferai encore. La Colombie est un pays
en guerre, mais les armes ne sont pas la solution. Monsieur Mockus
le sait très bien. Il ne pourrait pas être d'accord avec le président
actuel du pays. L'appel à l'armée n'est pas la solution à un problème
politique. Monsieur Mockus le sait très bien.
Depuis 1996, beaucoup de choses se sont passés dans la vie de cet
homme, et dans la mienne. Il a été élu deux fois Maire de Bogotá.
Il a sauvé des milliers de vies chez nous, grâce aux programmes
de réduction des armes dites " domestiques " ; grâce aux programmes
de construction démocratique de la citoyenneté. Je lui suis reconnaissant.
C'est vrai, Il s'est trompé une fois, -avec une bonne foi- en abandonnant
la mairie de Bogotá pour tenter sa chance comme candidat présidentiel.
Il a essayé de faire une alliance avec des politiciens traditionnels
qui ne partageaient avec lui, la politique autrement. Il s'est repenti,
il a exprimé ses excuses. Nous l'avons compris, et il a été élu
une autre fois comme Maire de Bogotá.
Moi, j'ai continué mes études. J'ai fait cinq ans de science politique
à l'Université nationale de Colombie. Après, grâce à une bourse
du gouvernement français, et au soutien sincère de Monsieur Patrice
Vermeren, j'ai pris finalement le chemin de la philosophie. Je suis
entré en philosophie, comme dirait Jacques Rancière, par la voie
de la philosophie en déplacement. Si je suis dans cette université
c'est parce que je sens le vif du contemporain, parce que j'aime
le combat philosophique.
Monsieur, Antanas Mockus, depuis 1996, je ne vous adresse pas
la parole. Aujourd'hui je vous parle, au nom des étudiants colombiens
en France, ou peut être juste comme le même étudiant de 1996. Nous-
vous félicitons pour cette Doctorat honoris causa. Je crois, néanmoins,
que votre vie politique commence à peine. Il est temps de résister
aux gouvernements " policiers ", comme l'a dit récemment José Saramago.
Il est temps de se battre contre les ennemis de la démocratie, mais
comme vous le disiez un jour : " no todo vale " (tout n'est
pas valable).
Voila ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Je voudrais faire
votre éloge en 2010. Ce jour là nous ne serons pas les mêmes, certainement
vous auriez continuer à vous battre avec vos idées politiques, et
moi, je serai toujours l'étudiant de la table ronde, pour rappeler
l'écrivain colombien German Arciniegas.
On ne peut pas être avec Hobbes et avec Spinoza en même temps.
La défense de la liberté est notre but.
Spinoza soit avec vous !
p.s Sur votre idée de ce matin, je vous dis OUI sans aucune hésitation.
Alberto Bejarano Paris, juin 2004
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"CORTA INTERVENCIÓN DE UN
ESTUDIANTE DE LA MESA REDONDA
o corto discurso de un aprendíz de filosofía para un " doctor "
en filosofía."
Señor, Pierre Lunel, presidente de la Universidad Paris 8,
Señor Patrice Vermeren, profesor de la Universidad Paris 8,
Señor Cornel West,
Señor Antanas Mockus,
Señoras y señores,
1996. Domingo en Bogotá. Mi madre me lleva a la
alcaldía de la localidad de la Candelaria. Ese día, el alcalde de
Bogotá, Antanas Mockus estará presente en un acto público. Mi madre
conoce hace mucho tiempo mi decisión de iniciar estudios de ciencia
política. Ella piensa que Mockus quiere hacer política, de otra
manera. Ella no se equivoca.
Ese domingo, el alcalde lleva a cabo un ejercicio
democrático con los habitantes de esa localidad. Cada ciudadano
debe depositar un "voto" por la política pública que él considere
más importante. Sólo se tienen algunos segundos para justificar
una respuesta. Al final del "juego", las políticas públicas que
obtienen más votos son elegidas como prioritarias por la administración
distrital.
Yo, aquel dia de 1996, era aun estudiante de bachillerato.
Mi voto fue por la educación; -hoy seria el mismo-. Colombia es
un pais en guerra, pero las armas no son la solución al conflicto
armado. Mockus lo sabe bien.
El no podria estar de acuerdo con el actual presidente
de Colombia. El recurso al ejercito no es la solución a un problema
político. Mockus lo sabe muy bien. Muchas cosas han pasado en la
vida de este hombre desde 1996, y en la mia también. El ha sido
elegido dos veces alcalde de Bogotá. El ha salvado miles de vida
gracias a programas de "desarme" ciudadano; gracias a programas
de construcción democrática de la ciudadania. Yo se lo agradesco.
Es cierto, el se equivocó una vez., -con buena
fe- abandonando la alcaldía de Bogotá para presentarse como pre-
candidato presidencial. El intento una alianza "imposible" con ciertos
políticos tradicionales, -en su apellido, o en su forma- que no
podían compartir con él, la politica de otra manera. Mockus se arrepintió
y presentó sus excusas publicamente. La ciudadania lo perdonó, eligiendolo
nuevamente alcalde
Mientras tanto yo continué mis estudios. Adelanté
cinco años de ciencia política en la Universidad Nacional. Luego,
gracias a una beca del gobierno francés, y al apoyo sincero del
profesor Patrice Vermeren, tomé finalmente el camino de la filosofía.
Entré en filosofia, como diría Jacques Rancière, por la via de la
filosofía en "desplazamiento". Si yo soy estudiante de Paris 8 es
porque siento lo vivo de lo contemporaneo, el combate filosófico.
Señor Antanas Mockus, desde 1996 no le dirigo la palabra. Hoy le
hablo en nombre de los estudiantes colombianos en Francia o quizás
solo en nombre de aquel estudiante de 1996. Le felicitamos por este
doctorado honoris causa que no debe significar un punto de llegada
sino un punto de (re) partida. Yo estoy convencido que su vida pública
apenas comienza. Es tiempo de resistir a los gobiernos "policivos"
como lo ha recordado hace pocos dias Jose Saramago. Es tiempo de
luchar contra los enemigos de la democracia, pero como usted mismo
lo dijo alguna vez: no todo vale.
Esto era todo lo que quería decirle. Yo quisiera hacer su elogio
en el año 2010, ese dia nosotros no seremos los mismos, usted habrá
continuado su combate filosófico-político, y yo, Yo seguiré siendo
el estudiante de la mesa redonda, como diría Germán Arciniegas.
No se puede encontrar a Hobbes y a Spinoza en el mismo laberinto.
La defensa de la libertad es nuestro objetivo comun: Spinoza este
con nosotros !
In Spinoza we trust !
p.s Sobre su idea de esta mañana yo me adhiero plenamente. [1]
Alberto Bejarano Paris, junio de 2004

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